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Épauler, représenter, défendre autrement dans l’enseignement privé sous contrat

Lettre du 23 mai 2022 : M. Blanquer : une petite dernière avant de partir

Encore une décision en trompe-l’œil !​

Décidément, le ministre de l’École de la confiance aura fait parler de lui jusqu’au dernier moment.

Dernier avatar d’une politique pour le moins erratique, souvent autoritaire et presque toujours dictée par des impératifs budgétaires, M. Blanquer a décidé d’ajouter 1 heure ½ de mathématiques dans le tronc commun en 1ère.

Si l’on précise que cette décision a été annoncée aux acteurs de terrain par voie de presse, on constate que ledit ministre est plus soucieux de son image que de la qualité de l’enseignement et, surtout, des conditions de mise en place d’une rentrée scolaire à laquelle il assistera en qualité de spectateur.

Cette heure ½ sera noyée dans les enseignements scientifiques, rien n’indique donc que ce seront vraiment des mathématiques, d’autant que nombre d’obstacles se dressent déjà sur la route :

  • y aura-t-il suffisamment d’enseignants disponibles ? Quand on connaît l’ampleur de la crise des recrutements d’enseignants, on peut légitimement en douter ;
  • sera-t-il possible de mettre la décision en œuvre ? Là encore, rien de moins sûr. Les recrutements sont effectués, les dotations horaires des établissements sont déjà attribuées. La marge de manœuvre est très étroite ;
  • quels enseignants pour assurer cette augmentation horaire ? La réglementation actuelle est claire, la bivalence n’existe pas dans les textes et un enseignant, pour enseigner une discipline autre que celle de son contrat a besoin, à partir d’un certain seuil (6 heures hebdomadaires) de l’accord de l’inspecteur pédagogique de la discipline ;
  • comment organiser un emploi du temps cohérent avec ces nouvelles contraintes ? Le mouvement des maîtres est quasiment clos et d’éventuels aménagements auront des conséquences sur l’ensemble de l’organisation scolaire.

Bref, encore une mesure prise en-dehors des réalités et sans réelle concertation.

La fédération nationale des Spelc, syndicat majoritaire en sièges dans l’enseignement privé sous contrat (143 000 enseignants) condamne ce procédé et regrette, une fois de plus, le manque de concertation de M. Blanquer. La presse serait-elle devenue porte-parole du ministre ?

Le Spelc demande avec force au nouveau ministre de l’Éducation nationale de prendre vraiment en compte l’avis des professionnels de terrain et de consulter leurs représentants légitimes avant toute décision importante.

Le Spelc est et reste au service de la profession et de ses acteurs dans leur diversité, tout en exigeant que soit assuré un enseignement de qualité.

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